Partir étudier à l'autre bout du monde, c'est d'abord une accumulation de questions que beaucoup de familles haïtiennes affrontent seules. Quelles universités, quelles bourses, quels documents, quelle préparation, et que devient l'étudiant une fois sur place ? Le Dimanche 11 octobre 2026, Altoir a choisi d'y répondre en face à face, devant le public, avec des gens qui ont déjà fait le chemin.
Un problème d'information avant d'être un problème de moyens
Altoir accompagne des jeunes vers les études supérieures en Russie depuis 2020, longtemps par individus ou par petits groupes de trois. Cette année, l'agence a changé d'échelle : elle est passée dans plusieurs écoles de la capitale et a réuni une quinzaine d'élèves intéressés, dont le départ est prévu ce mois d'octobre.
Accompagner une première promotion, ce n'est plus la même responsabilité qu'accompagner un cas isolé, et cela suppose de présenter le programme au grand jour, sans zones d'ombre. C'était l'enjeu de cette journée.
Une journée construite autour des vraies questions
Le fondateur et directeur, Jephte François, a ouvert le programme en racontant son propre parcours depuis son arrivée en Russie, avant que la directrice exécutive, Fabiola Martinez, ne présente son rôle et sa vision pour Altoir.
Le programme a ensuite été exposé étape par étape : pourquoi la Russie, comment fonctionne l'accompagnement, quelle préparation linguistique et culturelle avant le départ, quel suivi à l'arrivée, quelle orientation universitaire et quelles perspectives après les études. Le message central tenait en une idée : Altoir ne se contente pas d'envoyer un étudiant en Russie, l'agence l'accompagne dans son parcours.
Sur la question des bourses, souvent le premier frein, Lisa a détaillé les conditions, les critères, les documents nécessaires et le calendrier, puis a répondu en direct aux questions du public. Trois tables ont ensuite permis de poursuivre la discussion individuellement : le programme et la préparation au russe, les études et la vie étudiante, les bourses et les inscriptions.
Les témoignages que les brochures ne contiennent pas
Le moment le plus attendu a été celui de Stéphanie et de Fednel, deux étudiants ayant étudié en Russie. Ils sont revenus sur ce qui les a poussés à choisir ce pays, sur leurs craintes avant le départ, sur la langue, la culture, le quotidien et les difficultés rencontrées, avec ce qu'ils en ont tiré. Une séance de questions avec le public a suivi, puis la projection du film « La vie étudiante en Russie », qui montre l'université, la résidence, la ville et l'hiver tels que les vivent les étudiants.
De Saint-Louis de Bourdon à la Russie
La séquence la plus symbolique de l'après-midi a été la présentation de la première promotion accompagnée par Altoir, issue du Collège Saint-Louis de Bourdon. Les élèves se sont présentés en russe devant la salle, ont expliqué pourquoi ils veulent étudier en Russie, et l'un d'eux a témoigné au nom du groupe pour remercier Altoir et dire ce que l'accompagnement leur a apporté. Voir des jeunes Haïtiens prendre la parole dans une langue qu'ils apprennent depuis peu donne une idée concrète de la préparation en cours avant le départ.
Hésiter est normal, s'informer est possible
Si cette perspective vous attire autant qu'elle vous inquiète, c'est une réaction légitime : on parle d'un autre pays, d'une autre langue, d'un autre climat.
Cette journée a surtout rappelé que ces doutes se traitent avec des informations précises et des témoignages de première main.
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