À une époque où la culture est parfois instrumentalisée, cette fête vise à montrer qu'elle permet à deux peuples de se parler et de s'unir dans une même manifestation artistique et spirituelle, a-t-il poursuivi.
Le recteur de l'Université Quisqueya, Jacky Lumarque, a invité le public à ne pas avoir peur d'exposer sa culture, à l'image du Mexique. « Un peuple qui a peur de ses racines est un peuple qui a peur de lui-même », a-t-il souligné . Il a ajouté que la culture peut être « un vecteur de création de richesse ».
L'artiste peintre haïtien Shneider Léon Hilaire était l'invité de la journée. Son installation artistique se présentait comme un carrefour qui réunissait les cultures haïtienne et mexicaine, avec des éléments comme le rhum Barbancourt et la tequila. Le groupe WELELE, dans le cadre de la participation artistique de l'université, s'est produit à trois reprises, avec des pauses entre chaque passage. Ses tambours, ses chants et ses danses s'inspirent des traditions haïtiennes liées à la Fèt Gédé.
La cérémonie s'est terminée par un moment convivial. Du pan de muerto a été offert à tous les invités, puis des photos ont été prises.
Au Mexique, le Día de Muertos célèbre la mémoire des défunts autour d'un autel décoré de photographies, de fleurs de cempasúchil, de bougies et d'objets personnels. Le pan de muerto est un pain sucré préparé pour l'occasion.
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